4ÈME INTERNATIONAUX DE BRESSUIRE - 79 - EDITION 2004
BRESSUIRE  du 02/02/2004 au 08/02/2004

Gicquel sur sa lancée

Qui pourra l'arrêter ? Un peu à l'image de Jean-Michel Pequery l'an passé, Marc Gicquel enchaîne les bonnes performances cette saison. Son triomphe à Bressuire en atteste, sur un tournoi qui rêve toujours de devenir "Challenger"…


C'est un doux euphémisme qu'écrire que Marc Gicquel est l'homme en forme de ce début d'année. Finaliste à Deauville et victorieux à Feucherolles, le joueur de l'AS Patton a profité de son état de grâce pour coucher les Internationaux de Bressuire à son palmarès. En finale, Marc Gicquel a privé Jérôme Haehnel, lauréat l'an passé, du doublé. Un succès en deux temps, bien plus compliqué que celui obtenu en demi-finale à Deauville (6/1, 6/3). Abandonné par son service lors de la manche initiale, l'ancien double lauréat du Critérium trouva la clé lorsque son pourcentage de premières balles remonta. Ce fut sensiblement le cas.

Dans les deux derniers sets, il connut ainsi 75% de réussite dans ce domaine, ce qui le mit à l'abri de la moindre balle de break. Confronté à un problème insoluble en retour (7 points gagnés sur 43 possibles), Jérôme Haehnel craqua logiquement (3/6, 6/3, 6/2 en 1H19').
Celui qui avait approché le Top 200 à la fin 2002, année où il avait gagné son seul match sur le circuit ATP contre Nicolas Mahut au premier tour de l'Open 13, a donc soulevé le trophée d'un tournoi qui a fait la part belle aux joueurs français (ils étaient six en quarts de finale). Dans un confort amélioré, selon Michel Fortin, son directeur : "Même s'il n'y a pas eu de nouveautés marquantes au niveau de l'équipement ou de l'organisation, on a essayé d'apporter toujours plus d'attentions aux joueurs. Ces petits gestes du quotidien les ont ravis". Par exemple, les navettes permanentes vers les gares de Nantes, Angers et Poitiers ont effectivement été drôlement appréciées.
La concurrence télévisée de la Coupe Davis n'a pas engendré une baisse de fréquentation. Au contraire : "Lors du week-end final, on a notamment accueilli 450 partenaires qui avait acheté des prestations. Au lieu de nous faire un simple chèque pour le budget du tournoi, ils nous paient pour des packages (déjeuner-places). C'est une formule qui marche très bien".

Pas certain toutefois qu'elle suffise à financer un tournoi Challenger, l'objectif avoué des organisateurs. Michel Fortin en a bien conscience : "C'est toujours un projet à l'ordre du jour. Pour cela, on aurait besoin d'un soutien supplémentaire des institutions. Alain Moreau, le président du TC Bressuire qui est en charge des parties administrative et financière de ce dossier, tente de les en convaincre. On a bon espoir d'y parvenir".

La réussite de cette quatrième édition devrait être un argument de poids dans la négociation.


 


(Cyrille Le Cleach)