INTERNATIONAUX MASCULINS DE TENNIS POITOU-CHARENTES - EDITION 2004
POITIERS  du 15/03/2004 au 21/03/2004

La surprise Vico

C'est un Italien, Uros Vico, qui a succédé à Nicolas Mahut au palmarès du Future de Poitiers (15 000 $ + h). Une victoire surprise acquise aux dépens du Canadien Frank Dancevic. Le meilleur Français, Jean-François Bachelot, a chuté en demi-finales face au futur vainqueur.


Pour la 16e édition des Internationaux de Poitou-Charentes, Jean-Paul Orillard, le directeur du tournoi, aurait sans doute préféré que les Français soient davantage à la fête. Mais ils ont manqué le rendez-vous de la finale. Il faut dire que celui qui a fait chuter le meilleur d'entre eux, Jean-François Bachelot, en demi-finales, affichait la grande forme. L'Italien Uros Vico, 23 ans, 257e mondial, tête de série n°8, n'a perdu qu'un seul set tout au long de la semaine, face à Bertrand Conztler, au deuxième tour (3/6, 6/4, 6/1).

Le Transalpin a fait la loi en finale face au Canadien Frank Dancevic, dans un match final qui symbolisait le plateau très international du tournoi : 14 nations étaient représentées, dont un Argentin, un Américain, un Algérien et un Brésilien.

"Nous sommes satisfaits de cette semaine, à une exception près, notait Jean-Paul Orillard. Notre surface commence à être fatiguée, les échanges sont trop rapides. Nous allons essayer de passer à du GreenSet. Dommage aussi que les Français n'étaient pas en finale, après les succès de Grégory Carraz en 2002 et de Nicolas Mahut l'an passé. Mais Josselin Ouanna et Jo-Wilfried Tsonga étaient dans le tableau. C'est vrai toutefois que l'affluence fut un peu juste."

L'an prochain, le tournoi devrait repartir sur les mêmes bases de dotation et de calendrier. Avec le soutien du Conseil Régional et d'Azur Net Poitou, un fidèle partenaire privé. "Notre vocation est d'aider les jeunes à se lancer sur le grand circuit, concluait Jean-Paul Orillard. Nicolas Escudé, Cédric Pioline, Fabrice Santoro ou Martin Verkerk sont passés par chez nous. Parmi nos 600 adhérents, 300 sont à l'école de tennis. Nous n'allons pas changer notre fusil d'épaule et garder la même philosophie."

 


(Guillaume Baraise)