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- Marc Gicquel (à g.) et Nicolas Devilder (à d.), avant la finale.
OPEN MONCEAU ASSURANCES - EDITION 2004
ANGERS  du 05/04/2004 au 10/04/2004

Devilder double la mise

La finale du Furure d'Angers (15 000 $), rebaptisé Open Monceau Assurances, a opposé deux Français. Le dernier mot est revenu à Nicolas Devilder, 24 ans, vainqueur de Marc Gicquel (2/6, 6/3, 6/4). Le Toulousain décroche ainsi le deuxième succès de sa carrière dans un Future.


La première datait de 2002, à Valescure. Nicolas Devilder, le gaucher du Stade Toulousain, a attendu un an et demi pour retrouver le goût de la victoire dans un Future. A Angers, à l'occasion de l'Open Monceau Assurances, il n'a perdu que deux sets en route, en demi-finale face à Gilles Simon (6/2, 4/6, 6/2) et en finale. Le tennis français était d'ailleurs à la fête en Anjou, puisque Nicolas Tourte et Xavier Audouy ont remporté le double.

"Pour la première fois, il n'y avait pas d'Espagnol dans le dernier carré, soulignait Philippe Couaillier, le nouveau co-directeur du tournoi, qui travaille aux côtés de Pascal Mussau. Les Français ont bien marché. Nous avions aussi beaucoup de jeunes prometteurs, comme Josselin Ouanna, Sébastien Louis, Gaël Monfils, Clément Morel, Mathieu Montcourt..."

Fort d'un changement de dates plus favorables, puisque le tournoi se déroulait précédemment en janvier, le tournoi a passé sa dotation de 10 000 dollars + h à 15 000 dollars. "L'hébergement était un problème pour nous, car les hôtels étaient tous pleins à cette époque, expliquait l'organisateur. Mais nous avons décidé de ne pas passer à 15 000 + h. En fait, on envisage plutôt un passage à 25 000 dollars, même s'il faut bien réfléchit car le cahier des charges est plus lourd, en termes d'arbitres ou de ramasseurs."

Télévision et Internet

Le changement de sponsor principal a également entraîné une nouvelle appellation pour cet Open Monceau Assurances. La Banque Populaire Atlantique, Peugeot et la Mairie d'Angers figuraient aussi parmi les principaux partenaires de l'épreuve. Philippe Couaillier n'émettait finalement qu'un seul bémol. "Les nouvelles dates correspondaient cette année aux vacances scolaires en Anjou. Forcément, la fréquentation était moins bonne que les années précédentes, d'autant qu'il y avait la concurrence de la Coupe Davis... et des matches de Coupe d'Europe de football à la télévision."

Mais le bilan reste très positif, d'autant que le Future angevin se caractérise par une belle communication, avec entre autres un site officiel très complet et dynamique et, nouveauté en 2004, des retransmissions des matches, le soir, sur TV 10, une chaîne locale. Un Future à la télévision, c'est quand même un événement !

 


(Guillaume Baraise)