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Nicolas Coutelot n'avait plus remporté un tournoi depuis avril 2004 et le tournoi Future de Rome. Son trophée en main, il avait évidemment le sourire.
OPEN DE GRASSE - TROPHÉE BNP PARIBAS- - EDITION 2006
GRASSE  du 03/04/2006 au 09/04/2006

Retour en Grasse

Les "revenants" étaient à l'honneur à l'occasion de l'Open de Grasse-Trophée BNP Paribas, un Future doté de 15 000 dollars. En finale, Nicolas Coutelot, 29 ans, de retour à la compétition depuis peu, a débordé Arnaud Di Pasquale, 27 ans, qui a obtenu son meilleur résultat depuis deux ans.

 


DEUX ANS DE GALERE. Victime d'une lésion du tendon rotulien gauche, Nicolas Coutelot a été éloigné des terrains pendant près de deux ans. Pire encore, il ne pouvait même pas marcher normalement. Une période noire au cours de laquelle celui qui avait battu l'Argentin David Nalbandian à Roland-Garros en 2003 avait même été suspendu quelques mois pour un contrôle positif au cannabis. A Grasse, le 877e mondial a ressuscité, le mot n'est pas trop fort. Coutelot s'est imposé sans laisser la moindre chance à ses cinq adversaires. En finale, un autre galérien, Arnaud Di Pasquale, a été pris de vitesse (6/2, 6/2). Le médaillé de bronze des JO de Sydney, qui tente lui aussi un "come back" après de multiples blessures, a décroché là son meilleur résultat depuis près de deux ans, lui qui occupait la 541e place mondiale à Grasse. Et dire que "la Coute" a été 87e mondial (en 2002) et "DiP" 37e (en 2000)…

AMBITION RETROUVEE. " Enfin, je n'ai plus de douleur, se félicitait Coutelot. Je suis très motivé aujourd'hui, alors qu'il y a deux ans, j'avais été à deux doigts d'arrêter. A Grasse, mes sensations étaient vraiment bonnes. J'ai le sentiment d'être au niveau des 100 premiers mondiaux." Opéré d'un kyste au genou en octobre 2005, Nicolas dit avoir retrouvé une deuxième jeunesse. "Je suis dans le même état d'esprit qu'à 17-18 ans. Le fait de voir plein de sportifs de 30 ans au top, en rugby ou en foot, me donne confiance. Aujourd'hui, je ne joue plus que sur terre battue. J'espère avoir une wild-card pour les qualifications à Roland-Garros. Mais il faut d'abord que je marque vite des points, car je ne peux pas rentrer dans beaucoup de tableaux pour le moment."

PRIVE DE TELE. Cette finale 100% française a évidemment satisfait les organisateurs, d'autant que Mathieu Montcourt et Vincent Millot étaient demi-finalistes. "Les tribunes de 400 places étaient pleines tout le week-end, appréciait le directeur de l'épreuve, Gilles Ganancia. La météo a toujours été bonne et nous avions deux joueurs connus en finale. Et puis cette année, nous avions largement amélioré le site avec des espaces loges et un espace restaurant élargi." Le changement de sponsor principal s'est également bien passé selon Gilles Ganacia. "La Ville de Grasse est toujours le partenaire institutionnel numéro un, mais la BNP Paribas est désormais le sponsor privé principal. Le tournoi a d'ailleurs été rebaptisé. Nous sommes aidés aussi entre autres par Renault." L'organisateur a enfin regretté l'absence des caméras de télévision (M6, France3). Pourtant, l'affiche de la finale était belle…


(G.B.)

Publié le 10/04/2006 à 15:29