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David Guez
BOURG EN BRESSE - EDITION 2009
BOURG-EN-BRESSE  du 06/07/2009 au 12/07/2009

Guez cumule

Sans perdre un set, David Guez a remporté son 4e Future cette année au Grand Prix de Bourg-en-Bresse. En finale, il a nettement dominé le qualifié néerlandais Michel Meijer (6/1, 6/2).

Les tournois Future disputés dans l’hexagone ont pour vocation de permettre aux jeunes Français de marquer leurs premiers points ATP. Mais ils permettent aussi à des joueurs plus expérimentés d’engranger de la confiance afin de retrouver les sommets du tennis.

DE LILLE A BOURG.C’est le cas de David Guez (26 ans, 262e au classement technique), victorieux à Bourg-en-Bresse. Classé à la 153e place en juin 2007, le Français a signé son 4e succès en Future cette année, après Lille, Newcastle et Toulon. "David est potentiellement un joueur du Top 100, estime Hubert Picquier, le directeur du tournoi. Il aspire à remonter au classement pour disputer des Challengers."

Au vu de sa semaine bressane, le pari semble bien engagé puisque Guez n’a pas lâché un set en route sur les courts en terre battue du TC Bourg. Seul Eric Prodon lui a donné du fil à retordre en demi-finale (7/6, 6/4) puisque sa finale face au Néerlandais Michel Meijer, issu des qualifications, fut bien plus tranquille (6/1, 6/2 en 1h12), sous l'oeil de Hubert Picquier. "Les deux premiers jeux de chaque set ont été longs et accrochés, puis Guez s’est envolé car il s’est montré bien plus régulier. Mais Meijer, classé 1100e à 23 ans, devrait rapidement faire parler de lui. C’est un joueur intelligent, bon serveur mais sans coups exceptionnels, qui manœuvre très bien tactiquement en fond de court."

5 SUR 8. Cette 17e édition des Internationaux de Bourg-en-Bresse a également été marquée par le retour à un bon niveau du tenant du titre, Jonathan Eysseric. Demi-finaliste après un succès sur Haider-Maurer, tout récent vainqueur à Montauban et n°1 du tableau, le gaucher natif de Saint-Germain-en-Laye a chuté devant Meijer. Enfin, il faut noter la bonne tenue d’ensemble des tennismen tricolores avec 5 représentants en quart de finale (Guez, Prodon, Eysseric, Inzerillo et Renavand).

TRAVAUX EN PERSPECTIVE. Sur le plan sportif, l’édition 2009 s’est donc avérée satisfaisante avec un tableau d’une rare densité. Et le public a suivi avec environ 700 personnes par jour à partir des demi-finales. Forte de ses 132 partenaires, l’épreuve a parfaitement résisté à la crise et semble à l’abri des aléas de la vie économique. Elle affiche un budget d’environ 160 000 euros pour offrir 15 000 dollars de prix plus l’hébergement.

Malgré ce statut de « super Future », les axes de réflexion ne manquent pas. "Il y a deux ans, nous avions failli devenir un Challenger avec le soutien du Conseil général de l’Ain, se souvient Hubert Picquier, également secrétaire général de la ligue du Lyonnais. En cette année olympique, cela n’avait pas pu aboutir. Notre objectif est donc de rester pour le moment un Future d’excellence car notre club qui date de 1928 doit prioritairement améliorer ses infrastructures : notre central en terre battue n’est pas de qualité suffisante, il faut remettre aux normes les vestiaires en construisant des accès handicapés, créer davantage de structures en dur et de salles de repos. Ce qui nous permettra ensuite d’envisager de passer à l’étage supérieur."

PRISE EN CHARGE TOTALE. A l’équilibre financier depuis sa création, l’Open de l’Ain entend également cultiver ses atouts. A commencer par l’accueil impeccable des joueurs par les 94 bénévoles. "Ils sont pris en charge de A à Z, depuis l’arrivée  en gare jusqu’à leur hôtel. Nos chauffeurs les emmènent faire les courses, on s’occupe de leur pressing et deux cordeurs à plein temps bichonnent leurs raquettes. C’est pourquoi certains joueurs éliminés en milieu de semaine sont restés sur place jusqu’à la finale", s’amuse Hubert Picquier.


(Baptiste Blanchet)

Publié le 15/07/2009 à 10:39