OPEN MASCULIN 86 - EDITION 2010
POITIERS  du 16/03/2010 au 21/03/2010

Bemelmans, une fois, deux fois…

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Ruben Bemelmans. Après sa victoire à Lille, le Belge a remis le couvert à Poitiers en dominant le Français Charles-Antoine Brézac en finale 6/4, 4/6, 6/4.


Sacrée quinzaine pour Ruben Bemelmans ! Après avoir remporté le future de Lille la semaine passée, le natif de Genk a remporté un deuxième titre consécutif (le 9e de sa carrière) en s’imposant à Poitiers. La semaine n’a pas été des plus compliquées pour la tête de série numéro 7. Excepté un quart de finale Belgo-belge face à Desein (dans un remake de la finale lilloise) disputé en 3 sets et la finale, qui a aussi offert son lot de suspens, on peut difficilement dire que Ruben Bemelmans ait été sérieusement inquiété durant l’épreuve. Jean-Paul Orillard, directeur du tournoi, explique que son vainqueur avait de légitimes ambitions en venant à Poitiers : "C’est très simple, il est venu à Poitiers pour gagner le tournoi".

ENFANT DU PAYS. Pour le public poitevin, encourager Charles-Antoine Brézac est chose naturelle. En plus d’être Français, Brézac, aujourd’hui 303e joueur mondial (à cinq places de son meilleur classement) fut pensionnaire du Pôle France de Poitiers (génération Tsonga). Ce qui n’a pas échappé au public local, fin connaisseur. En outre, Brézac a retardé ses débuts sur le circuit pour terminer ses études de droit : "Dans une ville universitaire comme la nôtre, on apprécie ce choix de vie", explique Orillard.
En demi-finales, Brézac a dû batailler pour se défaire du "vétéran" Sébastien de Chaunac. Il a fallu 2h42 au joueur de 24 ans pour s’imposer dans le tie-break du 3e set. Le tournoi a déploré un forfait : vainqueur en double à Sarajevo la semaine précédente où il s’est blessé, Nicolas Mahut n’a pu honorer son statut  de tête de série numéro 1 à Poitiers. "Nicolas est tout de même venu faire constater sa blessure", a noté Orillard.

FIDELITÉ RÉCOMPENSÉ. "Les joueurs apprécient de venir en Poitou-Charentes", aime à rappeler le directeur du tournoi. Et de continuer : "ils ont l’hébergement offert, un transport à la carte… En retour, ils nous sont fidèles." Tout cela ne serait évidemment pas envisageable sans l’aide précieuse des partenaires. Jean-Paul Orillard tient à remercier Securycar, Azur Net Poitou, Vitalis ainsi que la ville de Poitiers, le conseil général et le conseil régional.

''RÉVÉLATEURS DE TALENTS''. L’Open Masculin 86 n’a pas pour ambition d’évoluer selon le responsable de l’épreuve : "Nous ne cherchons pas nécessairement à grandir, mais nous tenons à garder cette image de tournoi formateur. En 2007, Tsonga est venu gagner chez nous et huit mois plus tard, il disputait la finale de l’Open d’Australie." Et de poursuivre : "C’est dans cet esprit que l’on a créé la signature du tournoi : ‘’Révélateur de talents’’. Une signature que l’on peut retrouver sur tous nos supports." Seul souhait émis par Jean-Paul Orillard : "Améliorer les installations dédiées aux relations publiques pour mieux recevoir les partenaires." Un vœu tout à fait réalisable pour un tournoi qui fêtait cette année sa 22e édition.


(Eli Weinstein)

Publié le 22/03/2010 à 16:45