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Olivier Patience
OPEN DE GRASSE"TROPHÉE BNPPARIBAS" - EDITION 2010
GRASSE  du 19/04/2010 au 25/04/2010

Patience impérial

Doté de 15 000 dollars, le Trophée BNP–Paribas de Grasse a sacré un Olivier Patience impérial. Après Angers, le protégé de Cyril Saulnier s’est offert un second titre en 15 jours, en dominant Romain Jouan (6/3, 6/4). Grégoire Burquier et Kenny De Schepper ont atteint les demi-finales.


A ce rythme-là, Olivier Patience devrait se rapprocher de son meilleur classement (87e lors de l’été 2004). A Grasse comme à l’Open d’Anjou, Patience n’a pas perdu un set en route. Mais cette fois il n’a jamais été inquiété, avec 25 jeux concédés en 5 matchs soit 5 en moyenne par rencontre. Du travail d’artiste. Sa finale, remportée (6/3, 6/4) en 1 h 19 contre Romain Jouan, fut son match le plus accroché de la semaine. C’est dire la marge dont dispose la ''Pace'' face à des adversaires qui se situent entre la 350e et la 700e place mondiale. "Olivier a été au-dessus pendant tout le tournoi, souligne Gilles Ganancia, le directeur du tournoi de Grasse. Il est en forme, joue particulièrement bien sur terre battue. Mais ce fut tout de même une belle finale, avec de beaux échanges entre deux joueurs de fond de court".

Wild-card pour Roland-Garros Face à Romain Jouan, Patience (30 ans, 345e) n’a eu à sauver que deux balles de break en 10 jeux de service, notamment grâce à un premier service efficace. Toujours performant sur terre battue grâce à sa technique impeccable, Patience espère être présent à Roland-Garros. Pour cela, il a demandé une wild-card pour participer aux qualifications...

De son côté, Jouan, qui restait sur une demi-finale à Angers, n’a pas démérité. Egalement demi-finaliste à Feucherolles et Bressuire, il manque simplement au Bordelais (24 ans, 452e mondial) un titre en 2010. Et sans doute un brin d’expérience pour conclure dans les moments importants. "Patience a plus d’expérience que Jouan et cela s’est vu lors des fins de jeux, confirme Gilles Ganancia. Il a par exemple su distiller quelques amorties quand il le fallait."

A noter que quatre Français composaient le dernier carré, puisque Grégoire Burquier et Kenny De Schepper se sont hissés en demi-finale. Des performances tricolores qui ont attiré les foules sur les courts du TC Grasse, avec près de 550 spectateurs en finale. Même si la fréquentation est en légère baisse par rapport à l’édition 2009, qui se déroulait pendant les vacances scolaires. Seul bémol, l’élimination de Gianni Mina, dès le deuxième tour face au Russe Ilya Belyaev (2/6, 6/4, 6/3). "Il avait le match en mains, a mené 2-0 au 3e set et a eu des occasions presque tout le temps. Son adversaire était prenable mais Gianni va beaucoup apprendre avec cette défaite. Un Future sert aussi à engranger de l’expérience", explique Gilles Ganancia.

Une édition sans nuage Au rayon des nouveautés, une tribune a été installée pour la première fois sur un court annexe, en l’occurrence le n° 5. Par ailleurs, un espace réservé aux joueurs, en plus du player’s lounge, a permis aux participants et à leur entourage de se reposer à proximité du central, leur évitant par exemple d’attendre au soleil avant une rencontre. Bref, une édition 2010 sans nuage, qui permet d’envisager un avenir radieux. "Le club du TC Grasse organise cet événement grâce à l’apport de deux partenaires, la ville de Grasse et BNP-Paribas, avec laquelle nous sommes en contrat jusqu’à l’année prochaine, indique Gilles Ganancia. Donc en 2011, nous resterons un Future avec la même dotation. Ensuite, nous ferons un point sur la situation sachant que le fossé avec un Challenger reste important."  
 


(Baptiste Blanchet)

Publié le 26/04/2010 à 12:56