- EDITION 2016
GRASSE  du 25/04/2016 au 01/05/2016

Le printemps de Janvier

Désormais doté de 25 000 dollars, le Future de Grasse a vu la victoire à l’arrachée du Français Maxime Janvier contre l’Allemand Andreas Beck (4/6, 7/5, 7/6).

Et de 6 pour Maxime Janvier. A 19 ans, le Français a remporté le 6e Future de sa carrière à Grasse, le premier sur le sol français. Pour atteindre la finale, Janvier, tête de série n°3, s’est promené, ne concédant que 17 jeux en 4 rencontres. En revanche, sa finale face au gaucher allemand Andreas Beck – 33e mondial en 2009 - aurait pu tourner dans les deux sens (4/6, 7/5, 7/6 et près de 2H30 de jeu). « Janvier n’a pas sauvé de balle de match mais il a été mené 5 points à 4 dans le tie-break du 3e set, précise Gilles Ganancia, directeur de cet Open de Grasse Trophée Edouard Leclerc. C’était un match dur, avec pas mal de vent dans les deux premiers sets et Beck qui a longtemps fait la course en tête. Mais Janvier s’est accroché et a fini par renverser la vapeur, avec un peu de réussite puisque sur la balle de match, il fait un let qui roule sur le filet et finit dans le camp de son adversaire. Mais de toute façon, les deux finalistes ont eu des occasions tout au long de la partie


Boltz en demis


Déjà demi-finaliste d’un Future fin mars en Israël, Janvier pointe à la 301e place cette semaine, quasiment à son meilleur classement. Il succède à un autre Maxime, Chazal, vainqueur l’an dernier. A noter l’excellent parcours de Sébastien Boltz (23 ans, 363e ATP), demi-finaliste. Tête de série n°5, le Français n’a rien pu faire face à Beck (6/3, 6/0). « Boltz est un bon joueur de fond de court, accrocheur, rapide sur ses jambes, auquel il manque peut-être un grand coup pour faire mal à l’adversaire », estime Gilles Ganancia. De leur côté, Grégoire Jacq et Corentin Denolly, issu des qualifications, se sont hissés en quarts de finale. La « perf » du tournoi est venue de Johan Sébastien Tatlot, tombeur au premier tour du Belge Yannik Reuter, pourtant tête de série n°2 (6/4, 6/7, 6/3).

Une dotation augmentée


Passé à 25 000 dollars cette année, le Future de Grasse a proposé un tableau très dense. « Le premier entrant était 233e mondial tandis que le dernier se situait autour de la 520-530e place. Cette densité et cette qualité viennent en partie de cette augmentation de dotation, explique Gilles Ganancia. Même si nous aurions souhaité avoir plus de joueurs entre la 200e et la 300e place. Ce fut aussi une édition très internationale avec une tête de série n°1 indienne, un Chinois, des Brésiliens, un joueur du Zimbabwe et beaucoup d’Européens ». Ce plateau a attiré un peu moins de spectateurs que les autres années (400 personnes pour la finale, environ 1500 au cours de la semaine) car le tournoi ne s’est, cette fois, pas déroulé en période de vacances scolaires. En revanche, sur le plan de l’organisation, on ne change pas une formule qui fonctionne : « Le juge-arbitre Pascal Maria estime que nous avons le niveau d’un Challenger avec des espaces loges sur le central, une tribune couverte, des navettes avec chauffeurs, ou un player’s lounge équipé d’un baby-foot, de canapés et de télévisions, donc nous essayons de maintenir cette qualité d’accueil.»


(B. B.)

Publié le 05/02/2016 à 17:06