- EDITION 2017
RENNES  du 23/01/2017 au 29/01/2017

Ignatik est magique

Avec les défaites prématurées de Jérémy Chardy et Paul-Henri Mathieu, têtes de série n°1 et 2, le titre est revenu au Biélorusse Uladzimir Ignatik vainqueur au finish du Russe Andrey Rublev (6/7, 6/3, 7/6).

Lucky-loser, Uladzimir Ignatik n’aurait jamais imaginé s’offrir le Challenger de Rennes. Mais au fil des tours, le Biélorusse (150e mondial à 26 ans) a engrangé de la confiance, s’offrant l’Allemand Tobias Kamke au 2e tour (6/4, 7/6) puis « Paulo » Mathieu en quarts de finale (6/4, 6/4). Ignatik s’est même hissé en finale sans perdre le moindre set. Pour le titre, il a créé la surprise face à Andrey Rublev (6/7, 6/3, 7/6), qui venait pourtant de passer un tour à l’Open d’Australie avant de s’incliner contre Andy Murray. « Ignatik, qui disputait son 8e match du tournoi, a très bien servi durant toute la semaine (encore 27 aces en finale). Mais surtout, il a l’art de faire déjouer ses adversaires », indique Matthieu Blesteau, directeur de cet Open de Rennes.

Bourgue dans le dernier carré

La déception est donc venue de Paul-Henri Mathieu, n°2 du tableau mais surtout de Jérémy Chardy, sorti dès son entrée en lice par Rublev (6/4, 7/6). « C’est toujours une déception pour un organisateur de ne pas voir les Français aller au bout, mais ça fait partie de l’incertitude du sport, d’autant que le tableau était hyper dense avec un « cut » autour de la 170e place mondiale. Ce qui signifie que tout le monde pouvait battre tout le monde, estime Matthieu Blesteau. Jérémy était motivé mais arrivait juste d’Australie. Il était peut-être physiquement un peu court.»

En revanche, Mathias Bourgue (23 ans, 173e ATP) a réussi une belle semaine sortant le Slovaque Jozef Kovalik, tête de série n°3, au 2e tour (7/6, 6/4), puis Teymuraz Gabashvili en quarts (6/1, 7/6), avant de chuter en demies devant Ignatik (6/4, 6/4). « Mathias commence à pointer le bout de son nez, à prendre des points ATP et de l’expérience. Cela correspond totalement à la vocation d’un Challenger comme le notre, souligne Matthieu Blesteau. Mine de rien Gabashvili figurait encore dans le Top 50 l’an passé.» Au cours de cette 11e édition, plus de 18 000 spectateurs sont venus assister aux matchs dans la salle Colette Besson


(B. B.)

Publié le 30/01/2017 à 16:51